Je signale l'excellente exposition Miles Davis à la Cité de la musique, jusque mi-janvier. Allez-y pendant les
vacances, c'est une expo à ne pas rater pour tous les fans de ce grand maître du jazz. J'y vais avec une de mes classes vendredi 18.
L'exposition retrace le parcours musical et personnel de Miles Davis, de son enfance à East Saint Louis (États-Unis) au concert qu'il donna à
La Villette, à Paris, juste avant sa disparition, le 28 septembre 1991.L'exposition regroupe des clichés photographiques, des extraits vidéo de ses concerts, des instruments dont il a joué et d'autres appartenant
à ses compagnons de route, des partitions rares, certaines de ses tenues de scène, des archives liées à la réalisation de ses albums, etc.De nombreuses oeuvres d'art, tableaux ou sculptures, appartenant à Miles Davis sont également présentées. Elles témoignent des influences
artistiques multiples de l'artiste.Sur 800 mètres carrés, l'exposition présente l'oeuvre et la vie de Miles Davis de manière chronologique. Elle est divisée en séquences
thématiques qui correspondent aux grands temps de sa carrière et invite les spectateurs à un parcours à la fois visuel et sonore. Dans les années 79, Miles Davis fut un explorateur audacieux des nouvelles possibilités sonores offertes par les instruments
électroniques. S’entourant de jeunes musiciens surdoués, il a écouté Jimi Hendrix, James Brown, Sly Stone et sa musique est devenue moins abstraite, davantage orientée vers la guitare.
Son album "In a silent way" (extrait ci-dessus) réalisé en 1969 marque ce tournant musical (c'est l'année de ma naissance). Cet album réuni les contributions de Joe Zawinul, Chick Corea et Herbie
Hancock au piano électrique, de John McLaughlin à la guitare électrique et de Tony Williams à la batterie.
Six mois après avoir enregistré In a silent way, Miles enregistra ce qui constitue l’album de référence du mouvement jazz-rock, "Bitches Brew". Réalisé en 1970, Bitches Brew est vite devenu l’un
des albums les plus vendus de l'histoire du jazz.
Jeudi 3 décembre, Mister Cross était de pas
sage à la Cigale. Ce n'est pas du jazz mais du rock californien très jazzy. Pour moi,
ce sont simplement des souvenirs d'adolescent inoubliables.
Avec sa voix haut perché (une voix de tête comme on dit dans le milieu) et sa guitare, Christopher Cross est unique en son genre. Tout le monde connaît ses chansons mais personne ne connaît son
nom.
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas sévi sur ce blog musical. Pourtant ce n'est pas l'actu qui manque, ni la passion de cette musique contemporaine qu'on appelle la fusion.
La semaine dernière, en flanant dans le rayon jazz rock de la fnac, je tombe sur un album des Yellowjackets, inconnu au bataillon. (et pourtant j'en ai un rayon comme on dit...) Il s'agit
Four Corners, qui date de 1987, l'année de mon bac, il y a 20 ans (snif...). Cette année là je n'avais d'yeux et d'oreilles que pour la belle Sade, qui m'a donné le goût d'un jazz suave et funky...
bon bref je m'éloigne du sujet. J'ai donc écouté cet album et là... merveille, je l'écoute en boucle depuis une semaine. C'est le meilleur Yellojackets (avec The Spin, 1989) !! Quel pied...
je n'en reviens toujours pas.
Sous la direction de Russel Ferrante, le fondateur et leader, le groupe vient de fêter ses 25 ans d'existence. Moins sirupeux que Fourplay (que j'adore aussi), plus classique Pat Metheny group, The
Yellowjackets est un bon compromis entre purisme et créativité.
Le 14 mars ils seront au New Morning à Paris. J'y serai bien sûr. Je vous raconterai...